La déesse-mère

déesse-mèreLes expressions modernes Déesse mère ou Grande Déesse ou encore déesse primordiale font référence à divers cultes qui auraient été rendus à une « mère universelle » du paléolitique à aujourd’hui. (Des dénominations semblables existent dans les autres langues : Magna Mater, Grande Madre,…). Ces expressions renvoient à un supposé culte primitif de la fertilité qui aurait été universellement pratiqué à la fin de la préhistoire. Ce culte, dans lequel la figure de la femme aurait tenu une grande place et revêti une dimension sacrée, aurait consisté essentiellement en une vénération de la Terre, de la fertilité et de la fécondité.

Seated Mother Goddess flanked by two lionesses from Çatalhöyük (Turkey), Neolithic age (about 6000-5500 BCE), today in Museum of Anatolian Civilizations in Ankara: Les fouilles archéologiques ont révélées la présence de figures féminines aux caractères sexuels hypertrophiés appelées Vénus paléolithiques, la plus connue étant la Vénus de Willendorf. Des archéologues ont interprété ces statues comme des déesses4, mais plusieurs dizaines de milliers d’années séparent ces statues des cultes connus livrés aux déesses sumériennes, grecques, celtiques, nordiques ou hindoues.

Ces figures féminines recouvrent divers aspects : terrestre, aquatique, tellurique, agricole, éolien et ce, à travers le monde. Astarté-Ishtar (déesse sémitique), Isis (déesse funéraire de l’Égypte antique), Mari (déesse basque), Atargatis (déesse syrienne), Cybèle ou Magna Mater (divinité d’origine anatolienne et hourrite), Marica (déesse latine, région de Garigliano), Anaïtis (déesse adorée jadis par les Lydiens, les Arméniens et les Perses), Aphrodite, Rhéa, Gê ou Gaïa (grecque), ou encore Déméter (déesse grecque de l’agriculture et des moissons), Myriam ou Shing-Moo (sainte Mère des Chinois).

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