Madame D’Aulnoy

 

Elle naquit en 1650 à Barneville-la-Bertran près d’Honfleur dans une famille de noblesse normande. Le 6 mars 1666, âgée tout juste de seize ans, elle fut forcée de se marier à Saint-Gervais à Paris avec François de la Motte, baron d’Aulnoy. Ce valet de pied du duc de Vendôme avait environ quarante-six ans et était endetté. Ils eurent cinq enfants et leur mariage ne fut pas heureux. Les époux ne s’aimèrent jamais.

  • Femme « d’esprit » et scandaleuse, elle est l’un des auteurs à l’origine du genre écrit du conte merveilleux au sein duquel, à la différence d’auteurs comme Charles Perrault, qui travaillaient dans le sens d’un polissage, elle a insufflé un esprit subversif en usant d’allégories et de satires.
  • Son travail littéraire est souvent rapproché de celui de Jean de La Fontaine pour sa critique masquée de la cour et de la société française du XVIIe siècle.

 

Charles Perrault

Description de cette image, également commentée ci-aprèsCharles Perrault, né le 12 janvier 1628 à Paris où il est mort le 16 mai 1703, est un homme de lettres français, célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye. Auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l’un des grands auteurs du XVIIe siècle. L’essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l’un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux.

La fée Carabosse

evil witchÀ l’opposé des belles et bonnes fées marraines des princesses des contes merveilleux, la fée Carabosse est vieille, laide et méchante. Incarnation du personnage-type de la méchante marraine ou vieille fée, elle doit son nom au fait qu’elle est bossue « à trente-six carats », c’est-à-dire vraiment très bossue. Si son apparition dans les contes est rare, elle n’en demeure pas moins célèbre pour être à l’origine de la malédiction qui frappe la princesse héroïne de La Belle au bois dormant.

Maléfique

La sorcière

 

LWHITEwitcha sorcière, personnage énigmatique et légendaire, est née avec les premiers hommes de la Préhistoire. L’origine des sorcières vient de l’antiquité la plus reculée. Elle est chamane, cet intermédiaire entre l’Homme et les esprits de la Nature, gouvernée par la Déesse-Mère. Sa connaissance des plantes et de leurs pouvoirs fait d’elle une extraordinaire guérisseuse et une sage-femme efficace. L’hommage à la Déesse-Mère perdure avec l’Antiquité notamment avec les cultes rendus à Démeter.

 

La déesse-mère

déesse-mèreLes expressions modernes Déesse mère ou Grande Déesse ou encore déesse primordiale font référence à divers cultes qui auraient été rendus à une « mère universelle » du paléolitique à aujourd’hui. (Des dénominations semblables existent dans les autres langues : Magna Mater, Grande Madre,…). Ces expressions renvoient à un supposé culte primitif de la fertilité qui aurait été universellement pratiqué à la fin de la préhistoire. Ce culte, dans lequel la figure de la femme aurait tenu une grande place et revêti une dimension sacrée, aurait consisté essentiellement en une vénération de la Terre, de la fertilité et de la fécondité.

Seated Mother Goddess flanked by two lionesses from Çatalhöyük (Turkey), Neolithic age (about 6000-5500 BCE), today in Museum of Anatolian Civilizations in Ankara: Les fouilles archéologiques ont révélées la présence de figures féminines aux caractères sexuels hypertrophiés appelées Vénus paléolithiques, la plus connue étant la Vénus de Willendorf. Des archéologues ont interprété ces statues comme des déesses4, mais plusieurs dizaines de milliers d’années séparent ces statues des cultes connus livrés aux déesses sumériennes, grecques, celtiques, nordiques ou hindoues.

Ces figures féminines recouvrent divers aspects : terrestre, aquatique, tellurique, agricole, éolien et ce, à travers le monde. Astarté-Ishtar (déesse sémitique), Isis (déesse funéraire de l’Égypte antique), Mari (déesse basque), Atargatis (déesse syrienne), Cybèle ou Magna Mater (divinité d’origine anatolienne et hourrite), Marica (déesse latine, région de Garigliano), Anaïtis (déesse adorée jadis par les Lydiens, les Arméniens et les Perses), Aphrodite, Rhéa, Gê ou Gaïa (grecque), ou encore Déméter (déesse grecque de l’agriculture et des moissons), Myriam ou Shing-Moo (sainte Mère des Chinois).

La sorcière, un personnage indispensable au conte

SORCÈRE2

S’il est un personnage que l’on retrouve de manière récurrente dans la littérature jeunesse, c’est bien celui de la sorcière. Bonne ou vilaine, elle continue de séduire enfants et adolescents. Pourtant, la réalité historique est tout autre. Tour à tour admirées puis tourmentées, ces femmes d’un autre genre ont connu bien des déboires qui ont alimenté leur légende au fil des siècles. Pour comprendre le personnage, ses aspects et ses pratiques, décrits aujourd’hui dans la littérature jeunesse contemporaine, il faut d’abord remonter dans le temps et saisir le sens de ses métamorphoses. Nous suivrons ensuite l’évolution du personnage dans d’autres genres littéraires, jusqu’à l’analyse de quatre ouvrages dédiés à la jeunesse actuelle. La sorcière d’aujourd’hui est-elle celle d’hier ? Peut-on encore parler de bonne et de mauvaise sorcière ?